Relations biodiversités et santés

Relations biodiversités et santés

Comprendre et caractériser les liens entre la biodiversité et la santé globale et notamment celles des êtres humains.

Dans ce dossier

Ixodes ricinus sur épi @bernard Chauvet

BIODILUTIQUE confirme le rôle des caractéristiques des paysages sur l’abondance des tiques : dans les grands boisements les tiques sont plus nombreuses sur la végétation. La prévalence globale de la Borrelia spp est de 8,2 %. Les oiseaux jouent un rôle de réservoir à Borrelia plus important que les micromammifères. La densité de chevreuil influe sur dynamique des populations de tiques.

une zone tampon humide artificielle © Cédric CHAUMONT (UR HYCAR – INRAE)

SYNBIOTOX en étudiant une Zone Tampon Humide Artificielle (ZTHA) pilote située en Seine-et-Marne par des suivis écologiques et écotoxicologiques montre que le risque induit par les flux de contaminants d’origine agricole dans la ZTHA est important pour les amphibiens, et que des effets négatifs comportementaux et écologiques s’exercent sur la faune aquatique. Cette thèse permet de mieux comprendre les impacts potentiels des flux de contaminants d’origine agricole sur la faune aquatique dans les ZTHA.

forêt dans la Réserve Intégrale du Ventoux@Pilar Fernandez

Les forêts abritent une biodiversité exceptionnelle et fournissent des services écosystémiques essentiels, allant de la séquestration du carbone à la régulation des maladies. Pourtant, la déforestation, la surexploitation et les pressions anthropiques fragilisent leur résilience et favorisent l’émergence de risques sanitaires. Dans ce contexte, l’approche « One Health » – liant santé humaine, animale et environnementale – offre un cadre pertinent pour comprendre les interactions entre santé forestière et santé humaine. Le projet SALUD propose d’explorer ces liens en étudiant les impacts de la biodiversité et de l’historique de gestion forestière sur deux enjeux majeurs : les maladies transmises par les tiques et le risque d’incendie.

système agroforestier étagé - ferme Bocaux d'amour - @F. Calvet

Les systèmes agroforestiers hautement diversifiés (vergers-maraîchers, jardins-forêts ou systèmes successionnels également appelés syntropiques), émergent en France et en Europe en raison de leur fort potentiel écologique, agronomique et social. Bien qu’ils soient prometteurs face aux enjeux actuels (perte de biodiversité, changement climatique, transition agroécologique, entre autres), leur adoption reste freinée par divers verrous techniques, économiques et institutionnels.

logo COP26 triangle bleu : au centre CU et faces : écologie, écotoxicologie, géochimie

COP26 a pour objectif de construire un consortium interdisciplinaire autour d’une approche globale d’évaluation de l’impact environnemental de l’usage des fongicides cupriques en agriculture. En invitant agronomes, biogéochimistes, écotoxicologues et écologues à initier une réflexion commune autour du cuivre, de ses usages en protection des cultures, de sa dynamique dans les sols et les eaux, de ses effets sur les organismes telluriques et aquatiques, et en rebond sur le fonctionnement écologique des sols et des eaux, ce projet ambitionne de faire progresser INRAE sur les questions en lien avec la santé globale, notamment en permettant de l’interconnaissance entre biodiversité, services écosystémiques, santé végétale et santé animale.

arbres en ville dans une fosse continue

Les arbres sont des êtres vivants constitutifs du socio-écosystème urbain. Ils sont vecteurs de services écosystémique essentiels : ils tamponnent les températures extrêmes, atténuent les pollutions, sont un support de biodiversité et contribuent directement et indirectement à l’amélioration du bien-être. Pourtant, leur présence peut être perçue comme une nuisance — compétition pour l’espace, risque allergique, dommages aux biens et aux personnes — et leur surveillance et leur entretien engendrent des coûts pour les municipalités et les particuliers lesquels possèdent la majorité des arbres en ville. Les bénéfices des services et le coût des desservices liés aux arbres urbains sont difficilement quantifiables et comparables, faute d’un cadre d’analyse approprié.

prairie en limite de forêt avec une tique vue sous une loupe

L’émergence des maladies animales et zoonotiques transmises par les tiques est influencée par des interactions complexes entre les tiques, les agents transmis, les hôtes réservoirs vertébrés et leurs habitats. Les changements de composition du paysage peuvent modifier fortement les rapports entre les espèces et l’abondance des populations, jouant ainsi sur le « risque acarologique », estimé par la densité de tiques infectées par un agent pathogène.

© Stéphane Breuil, INRAE ECOSYS

L’utilisation croissante de plastiques de nature diverse conduit à l'accumulation et au stockage à long terme de microplastiques dans les sols. Des travaux récents dans la littérature montrent l’impact des microplastiques sur les organismes du sol et les conséquences sur les fonctions écologiques essentielles qu’ils assurent. Mais il s’agit encore d’approches écotoxicologiques au travers d’effets sur certains organismes pris isolément (microorganismes, micro-, macrofaune et plantes), sans aborder les questions des interactions de ces organismes entre eux. De plus dans les sols agricoles la présence de microplastiques est souvent associée à des apports via des amendements organiques. L’impact des microplastiques sur le fonctionnement biologique des sols en présence de ces matrices organiques est encore peu documenté.